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Globalisation, le pire est à venir

Posted by Allal SAHBI on février 5th, 2012

« si la globalisation entre dans un nouvel âge, fait d’instabilité, de désordres et de craintes de toutes sortes, c’est bien parce qu’elle est livrée à elle-même, que les élites politiques et économiques ont préféré jusqu’à maintenant ignorer combien elle les a créé, et exige qu’ils assument, tous, de nouvelles responsabilités ».c’est ceque pense Patrick Artus, auteur d’ un ouvrage intitulé « Globalisation, le pire est à venir ». Pour lui, et je me renge à  expertise et son sens des reponsabilté , la globalisation actuelle présente cinq dangers : « les inégalités croissantes, le gaspillage des ressources, la spéculation financière, la course absurde aux profits et l’implosion de l’Europe ».Ils soulignent également le danger que fait peser la globalisation sur l’environnement en dénonçant la spéculation sur les matières premières et les dangers de notre modèle de développement.
Ce professeur à Polytechnique et à la Sorbonne, donc d’une grande influence sur une partie de l’élite française, dénonce, avec force, la  bulle qui s’est formée sur les matières premières, et les spéculateur, qu’il qualifie de “stupides qui n’hésitent pas à s’enrichir sur le prix du riz et sur la ruine des plus pauvres, tandis que les autorités monétaires semblent se résigner à réguler les cycles économiques par la liquidité, c’est-à-dire par les bulles, quel qu’en soit le prix pour les acteurs de l’économie réelle” . Ils estime également que les variations erratiques des marchés représentent un danger mortel pour nos économies et les hommes. Ils dénoncent également la « course absurde aux profits » des banques qui conduit à prendre des risques considérables par l’utilisation de l’effet de levier, qui permet de placer toujours plus pour une même somme de départ. Ils critiquent également le caractère moutonnier et pro cyclique des marchés. Enfin, ils montrent également que le système de rémunération pousse à prendre toujours plus de risques.
Ils soulignent que la mondialisation provoque une déflation salariale dans les classes populaires et moyennes en Occident et que les (faux) exemples anglo-saxons n’ont tenu que par une hausse considérable de l’endettement.
enfin citant une étude réalisée par Camille Landais, pour l’EHESS qui montre que de 1998 à 2005, si les revenus des ménages (en France)  ont progressé de 4,6%, ceux du 1% les plus riches ont progressé de 19%, et ceux du 0,1% les plus riches de 32%. Cela montre ainsi que l’augmentation des inégalités touche les européens , même si les chiffres y sont plus modérés qu’aux Etats-Unis, où les revenus des plus modestes baissent en réel, et ceux des plus riches progressent plus vite encore. Pour Les Pays émergents l’écart est encore plus grand. Ce qui fait craindre que cette déconnexion entraîne un véritable risque d’effritement de la cohésion sociale. et par là un mécontentement dont les conséquences risquent d’être catastrophiques.

Source : « Globalisation, le pire est à venir », Patrick Artus et Marie-Paule Virard, La Découverte

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Égypte : le 25 janvier devient jour férié

Posted by Allal SAHBI on janvier 25th, 2012

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La population égyptienne fête aujourd’hui le premier anniversaire de sa révolution. Le mouvement de révolte qui a débuté le 25 janvier 2011 a abouti au départ d’Hosni Moubarak. Cette date symbolique , le jour où le peuple s’est soulevé, a été décrété jour férié.
Le Conseil Supérieur des Forces Armées égyptien (CSFA), qui assure la transition du pouvoir depuis la chute d’Hosni Moubarak le 11 février 2011, a multiplié les gestes symboliques pour marquer l’anniversaire de la révolution égyptienn. IL a aussi accordé la grâce à 1.960 prisonniers, parmi lesquels le blogueur Maïkel Nabil, condamné à deux ans de prison pour avoir critiqué l’armée.
Cela s’est aussi passé un 25 janvier:
2010 — Un Boeing 737 de la compagnie Ethiopian Airlines avec 90 personnes à bord s’abîme en Méditerranée, quelques minutes après son décollage de l’aéroport de Beyrouth à destination d’Addis Abeba: aucun survivant.
2006 — Les islamistes du Hamas remportent une victoire écrasante à l’occasion des premières élections législatives palestiniennes depuis dix ans.
1990 — Décès de l’actrice américaine Ava Gardner.
1988 –Sur CBS, Dan Rather interroge le vice-président George Bush sur son rôle dans l’Irangate.
1986 — La sonde Voyager 2 découvre un 10e anneau d’Uranus, une 15e lune et un pôle Nord.
1985 — Le président sud-africain P.W. Botha inaugure le premier Parlement multiracial et propose de discuter de réformes au bénéfice de la majorité noire.
1983– Klaus Barbie est interpellé en Bolivie.
1981– La veuve de Mao Jiang Qing est condamnée à mort pour ses crimes durant la Révolution culturelle.
1979– pour la  première fois, un être humain est tué par un robot employé par l’usine Ford de Flat Ro (Michigan)
1971– Charles Manson est déclaré coupable du meurtre de Sharon Tate commis en 1969.
1971 — Le général ougandais Idi Amin Dada renverse le président Milton Obote.
1961– Première conférence de presse télévisée du président John Kennedy.
1944 — Seconde guerre mondiale: début de la bataille du Mont Cassin, en Italie.
1932 — L’Union soviétique et la Pologne signent un pacte de non-agression.
1924 — Début des premiers Jeux olympiques d’hiver à Chamonix. fFrance
1947– Al Capone meurt chez lui d’une crise cardiaque.
1921– Première de la pièce dans laquelle le Tchèque Karel Capek invente le mot de robot.
1919 — Fondation de la Société des Nations (SDN).
1831 — La Diète polonaise proclame l’indépendance de la Pologne, la déchéance de Nicolas Ier et des Romanov.
1802 — Bonaparte devient président de la République cisalpine.
1785 — Affaire du collier de la reine Marie-Antoinette.
1515– Sacre de François Ier à Reims.
1579 — Signature de l’Union d’Utrecht, qui marque la naissance des Pays-Bas.
1554 — Fondation de la ville de Sao Paolo au Brésil.
1533 — Henri VIII d’Angleterre épouse sa seconde femme, Anne Boleyn.
1494 — L’avènement d’Alphonse II d’Aragon sur le trône de Naples, revendiqué par le roi de France Charles VIII,
marque le début des Guerres d’Italie.
1348 — Un violent séisme frappe Venise, amenant dans la ville deux ans d’épidémie de peste.
41—– Claude devient le quatrième empereur romain.

Un événement capital pour le Maroc aurait pu faire parti de catte liste mais il aeu lieu quelques jour plutot; lequel ? ——————— C’est la bonne réponse. Bravo vous avez gagné mon amitié virtuelle et visionner ce clip :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Ky5UdJBo3m0

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Tanger: la rue Siaghines.

Posted by Allal SAHBI on janvier 16th, 2012

Tanger: la rue Siaghines.

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Démarrer sa visite de Tanger par le haut de la ville c’est être assuré de la découvrir en se dirigeant vers le port et le bas de la rue Siaghines.
Mais avant cela, la rue de la Liberté affiche son hôtel El Minzah et ses antiquaires, avant d’arriver sur la place du Grand Socco avec son minaret et ses zellijes chamalis, les rues qui mènent vers la médina et la casbah, les cafés au thé à la menthe envoutant et les petits restaurants.

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La place du Grand Socco marque la limite entre la médina, la casbah et la ville moderne, celle du Tanger international de la période 1923-1956. L’époque où Tanger abritait l’or qui avait fui l’Europe en guerre, espions de toutes nationalités et bureaux postaux chérifiens, espagnols, français et anglais ! Le Grand Socco exhibe un ancien tribunal du commerce dont les vieux jardins abritent de très vieux arbres à caoutchouc et un cimetière militaire allemand. En face, l’imposante façade la Cinémathèque qui n’a pas été remplacé par un immeuble propose café, sandwichs, tarte au citron et bien sûr une bibliothèque pour cinéphiles et une programmation pour amateurs.

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La place du Grand Socco mène à la rue  Siaghines avec ses nombreux bazars et ses bijoutiers, son café Central et ses deux écrans de télévision pour les soirs de clasico Barça-Réal. En face, la pension Fuentès où vécut jusqu’au milieu des années 90 un peintre espagnol brillant et maudit, Carlos Fuentès est toujours debout.

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Historiquement, elle fut la rue des bijoutiers puis Catherine Street en hommage à Catherine de
Bragane,reine du Prtugal alors maitre de Tanger, qui avait offert au roi Charles d’Angleterre les villes de Bombay et de Tanger suite à leur mariage Le 18 août 1661.Elle devient, pendant la période internationale de Tanger, la rue des juifs avec une boutique sur deux qui devint une banque ou une société d’Import-Export. Un passé prestigieux toujours visible sur les pas de porte des maisons qui ont gardé leur nom d’autrefois.

Avant d’entamer la descente de cette rue, ne pas rater la fontaine des Siaghines ainsi qu’une petite échoppe
où on peut déguster du nougat, sûrement un des meilleurs du Maroc. En continuant, on trouve des
bijouteries qui font aussi offices de change (témoignage du Tanger internationale), des bazars. Au n ° 47 trouve un ancien bâtiment administratif célébre pour sa cours plantée de magnifiques orangers. De 1860 à 1923, le bâtiment a servi de résidence au naïb, fonctionnaire Marocain de haut rang souvant de la famille royale, qui  servait d’intermédiaire entre le sultan et les ambassadeurs étrangers. Au n ° 51 on peut voir l’église de l’Immaculée Conception qui a été construit par les Espagnols dans les années 1880 et devint le centre de la communauté chrétienne à Tanger. Au n ° 44 est la Fondation Lorin, un centre artistique .

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Au bas de la rue se trouve le petit Socco, place constamment animée et bordée de terrassesde café et de petits hôtels. De là, on  gagne la Kasbah,  ancienne forteresse surplombant la médina, en passant par la grande mosquée de Tanger construite par Moulay Ismail pour célébrer la victoire sur les anglais. La rue Siaghines mène à la terrasse de l’hôtel Continental, un des meilleurs points de vue de la ville, idéal pour apprécier le port de pêche, la baie de Tanger, la côte espagnole et le cap Malabata.

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BONNE ANNEE BERBERE: ASSEGWAS AMMEGGAZعام سعيد

Posted by Allal SAHBI on janvier 10th, 2012

BONNE ANNEE   عام سعيد     ASSEGWAS AMMEGGAZ

 

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A mes amis Berbères.

L’amitié ne naît pas comme ça, tout simplement du jour au lendemain sans qu’on n’ait besoin d’y investir un peu de soi. En réalité, il faut y mettre de la confiance pour l’apprivoiser, du temps bien entendu pour la fortifier et de la disponibilité en plus, afin de lui permettre de s’épanouir pleinement et de se développer également.
Puissent ces voeux témoigner de cette belle amitié et contribuer un peu à la traduire en fraterniré.
Que la paix et la joie de cette Fête soient avec vous; tous les jours de l’Année nouvelle!

 

Voici un petit mémoire sur le calendrier berbère        

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L’an zéro du calendrier berbère a été arrêté assez récemment, à partir des années 1960, à l’initiative de l’Académie berbère de Paris qui a pris comme point de départ les temps de l’Égypte ancienne, lorsque le roi libyen Chechonq Ier (Cacnaq), fondateur de la 22e dynastie égyptienne, prit le trône et devint pharaon en Égypte. L’«ère Chachnaq » compte les années à partir du 950 av. J.-C. ; par conséquent, l’année 2012 correspond à l’an 2962 du calendrier berbère.

Il est employé pour régler les travaux agricoles saisonniers. Le calendrier Berbère de nos jours est aussi considéré comme une survivance du Calendrier Julien a cause du décalage hérité suite a la réforme du calendrier grégorien. Il existe un décalage de 14 jours entre le calendrier grégorien et le calendrier berbère. Sa base de calcul étant identique que celle du calendrier Julien, les Berbères devraient donc célèbrer la nouvelle année le 14 janvier du calendrier grégorien ce qui correspond au premier jour du mois Yennayer du calendrier berbère. En Algérie cependant — probablement suite à des renseignements erronés de quelques associations culturelles — la date la plus répandue  est le 12 janvier.
le jour de l’an (Aqerruy n useggas, communément appelé “Yenayer”), est jour férié dans certaines régions en  Algérie  (essentiellement en Kabylie et Algérois kabylophone).

Le calendrier berbère traditionnel n’était pas lié à une époque ni au respect d’un calcul rigoureux. Les années ne sont pas dotées d’un numéro, mais chacune est dotée d’un nom qui la caractérise (ainsi au Maroc comme chez les  touarègues on dira: Aam jjoua, aam maricane, aam lboun etc…).

Les berbére ont probablement utilisé le calandrier lunaire puisque certains  mois sont nommés:

femme-berbere.jpg                 tayyuret temzwarut     premiere lune  (janvier)
tayyuret   tenggwerat       derniere lune  (fevrier).


Les noms des mois . (Berbère  Marocain)

Janvier:     innayr
Février :    xubrayr
Mars  :    meγres
Avril     :         ibrir     (ye)brir
Mai :             mayyuh
Juin :             yunyu
Juillet:     yulyu
Aout     :          γuct
Septembre:   cutanbir
Octobre :    kṭuber
Novembre:  duwanbir
Décembre: dujanbir
La première fois que fut publié et diffusé un calendrier amazigh, ce fut en 2930, c’est-à-dire en 1980, par l’association Tediut n’Aghrif Amazigh (Union du Peuple Amazigh -UPA-). “Je suis l’initiateur de ce fameux calendrier dont les uns et les autres, depuis des années déjà, cherchent à lui trouver une mystérieuse origine et une lointaine paternité.”  affirme son fondateur Amar NEGADI Qui poursuit: “Bien avant cela, les discussions furent âpres et controversées, et surtout après (comme ce fut le cas pour la première liste de prénoms imazighen diffusés à la même époque), les gens étaient divisés sur l’opportunité d’un calendrier, s’il y eut quelques enthousiastes inconditionnels, beaucoup étaient contre. Ils craignaient que l’on les taxa de régionalistes,  séparatistes, etc.
Même au Maroc, notre ami Mohamed Chafik était réticent sur l’opportunité d’une telle action et il désapprouvait le texte introductif des prénoms imazighen… selon lui, les termes étaient trop violents et l’attaque trop frontale, et, selon lui toujours, à la limite il n’y avait nulle urgence…

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ARANJUEZ: Mon amour

Posted by Allal SAHBI on décembre 28th, 2011

 

 

Joaquin Rodrigo

 

lE CONCERTO DE ARANJUEZ

 

      ” l’adgio” est l’une des création musicales

 

les plus éloquente du XX éme siècle

 

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Concerto de Aranjuez John Williams

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 2e mouvement : Adagio

 

 Avec le Concerto d’Aranjuez, la Musique du XXe siècle s’est enrichie d’un nouveau joyau.

 

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” Quand l’océan s’endort dans les frémissements de voiles argentés, la nuit devient liquide. La lune flotte et éclabousse de grêles argentées la profondeur du ciel. Derrière les persiennes filtrent des lueurs d’ambre, chargées de ces émois qui illuminent l’ombre. La chaleur s’alanguit, tremble, dans des senteurs fortes et sucrées de jasmins, d’orangers et de poussière. Pareils aux mille bruissements des insectes nocturnes, castagnettes et tambourins ensorcellent, invitent à la danse sacrée.
Au loin, les accords cuivrés d’une guitare cisèlent d’éclats limpides la torpeur de l’été : L’Espagne soudain s’éveille ! “  Jean-Christian MICHEL

Créé à la fin des années de guerre civile espagnole et à la naissance de la seconde guerre mondiale, le Concerto d’Aranjuez est sans aucun doute l’œuvre la plus connue de Joaquín RODRIGO, l’un des plus grands compositeurs espagnols de musique classique de la période d’après guerre.

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  Le Concerto d’Aranjuez tient son nom de la fameuse résidence royale située à 50 km de Madrid.

 

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De nombreux canaux entrelacés font de ce lieu un îlot de verdure au milieu des paysages arides de la sierra. Avec ses espaces foisonnants de verdure, plantés d’essences rares, Aranjuez est « imprégné du parfum des magnolias, du chant des oiseaux et du jaillissement des fontaines », impressions - et non descriptions - que l’on retrouve tout au long du concerto, œuvre de musique pure, sans programme aucun.
aranjuezpalais.jpgEn la situant en ce lieu, Aranjuez, Rodrigo a voulu lui imprimer une époque : la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, à la Cour de Charles IV et de Ferdinand VII. C’est donc une Espagne intérieure, éternelle, heureuse, fantasmée, pas celle du général Franco (mais on la reconnaîtra peut-être dans l’adaptation de Miles Davis à la trompette du Concerto d’Aranjuez, d’une tristesse infinie…). Cette « vision intérieure » est bien celle de Joaquín Rodrigo, frappé de cécité depuis l’âge de trois ans.

 Avec ses cours d’eau sinueux, ses riches terre arboricoles, le site culturel d’Aranjuez montre à quel point la famille royale a pu s’investir, durant des générations, pour préserver et enrichir ce paysage exceptionnel.

 

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ARANJUEZ - LA VILLE  SITE CULTUREL CLASSÉ AU PATRIMOINE DE L’UNESCO

 

Le Concerto d’Aranjuez fait référence, donc à Aranjuez, ravissante petite ville résidentielle d’Espagne située entre Madrid et Tolède.
La plaine fertile d’Aranjuez, entre le Tage et le Jarama, a été peuplée depuis des temps très anciens. Le tracé actuel remonte au règne de Philippe II (XVIe siècle), qui accorda à cette ville le titre de « Sitio Real ». Philippe V (XVIIe -XVIIIe s.) et Charles III (XVIIIe s.) y établirent leur cour. De cette époque, nous remarquerons le mariage harmonieux entre l’architecture de palais, les bois et les jardins, dans le plus pur style de l’Illustration (courant idéologique du Siècle des lumières). Nous devons à la pensée rationaliste de cette époque le tracé réticulaire des rues de sa vieille ville.

Les jardins  d’ Aranjuez

 

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Les jardins sont un élément très important d’Aranjuez. Face à la façade est du palais, se déploie le jardin du Parterre, de style anglais, où on admirera les sculptures décorant ses fontaines. De là, s’étendent d’autres jardins. Comme celui de la Isla, qui est appelé de la sorte parce qu’il est situé entre le Tage et la Ría. Le jardin du Príncipe, de style gothique françisé, est plus boisé. Le cours du fleuve, les fontaines et les places accompagnent ici la Casa del Labrador. Il s’agit d’un autre hôtel particulier du style des pavillons de Versailles, où ont lieu d’intéressantes expositions de peintures.

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le reste de la ville est du même acabit, comme en témoigne la disposition de ses rues, dans le plus pur style baroque. Les demeures uniformes, les rues bordées d’arbres et les avenues spacieuses sont quelques-unes des caractéristiques d’Aranjuez.

Les maisons sont limitées aujourd’hui à 2 étages. Aranjuez abrite quelques 50.000 âmes. La cité est située à la jonction de deux fleuves, le Tage et le Jarama, dont l’un se pare d’un ravissant petit port.

La vieille ville d’Aranjuez, avec ses palais royaux et ses espaces foisonnants plantés de nombreuses essences rares, est classée site historique au patrimoine de l’UNESCO depuis 2001.

 

Joaquin Rodrigo

 

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Joaquín RODRIGO est né en 1901 à Sagunto (Valencia). Aveugle dès l’enfance, Joaquín RODRIGO reconnaissait volontiers que ce handicap l’avait poussé vers la musique. Il entreprend ses premières études musicales en Espagne, commence à écrire ses premières œuvres en Braille…

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Elle a su me faire croire en mon œuvre, au lendemain, au monde, au prochain et en Dieu. Je pourrais répéter sans cesse que mon inspiration, mon élan, ma foi, mon soutien et mon immense amour sont incarnés par mon épouse Victoria.”

JOAQUIN RODRIGO À LA SCHOLA CANTORUM

En 1933 il épouse la pianiste turque Victoria KAMHI qui restera sa fidèle compagne jusqu’à sa mort.Ils vivent alors à Paris, Rodrigo  suit les cours de la Schola Cantorum durant cinq ans, sous la conduite de Paul DUKAS. RODRIGO rencontre MILHAUD, RAVEL, de FALLA, HONNEGER. C’est à cette époque qu’il compose le “Concierto de Aranjuez”, une commande du marquis de BOLARQUE, grand amateur de musique, rencontré fin août 1938 à San Sebastián, lors d’un déjeuner où se trouvait également le guitariste Regino Sáinz de la Maza : « Pourquoi n’écris-tu pas un concerto pour guitare et orchestre? Regino te le jouerait plus d’une fois! » «C’est chose faite » déclara Joaquín, euphorique.

Prix, récompenses, bourses et soutien (amis et famille)  alternent ici avec les difficultés de la vie, d’une époque et d’un art, qui, s’il est basé sur un indéniable talent doit sa survie à la patience, l’acharnement et la conviction de ses serviteurs. Atteint de cécité dès son plus jeune âge, Joaquin Rodrigo fut un symbole non seulement pour les musiciens espagnols mais aussi pour le monde des malvoyants auquel il accorda une bienveillante attention par sa sollicitude, sa disponibilité et son engagement.

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Pour RODRIGO, écrire un concerto pour guitare classique, chose qui n’avait pas encore été faite jusque-là, était un enjeu passionnant.

Bien que pianiste, Rodrigo avait totalement compris et assimilé l’esprit de la guitare espagnole, il écrira cinq concertos pour guitare, celui-ci étant le premier et le plus célèbre.

La première eut lieu à Barcelone le 9 novembre 1940, avec Regino Sáinz de la Maza et l’Orchestre philharmonique de Barcelone sous la direction de Cesar Mendoza Lasalle. Le succès fut immédiat – Rodrigo fut porté en triomphe – et n’a jamais été démenti depuis. “l’adagio du Concerto d’Aranjuez est l’une des créations musicales les plus éloquentes du XXe siècle …” écrit Victoria KAMHI .

guitare-joueuse.jpgIl est bien évident que ce concerto ouvrit bien des portes à son auteur et contribua grandement à conforter au fil des ans une renommée musicale souvent récompensée, mais vécue avec humilité.

Figure emblématique d’une Espagne blessée par la guerre, Joaquin Rodrigo fut un double messager : accordant un intérêt tout particulier à ses compatriotes et amis guitaristes Regino Sainz de la Maza et Andres Segovia (sans oublier la dynastie des Romeros, Lagoya, Yepes et autres représentants de la nouvelle génération), il mit au goût du jour un instrument qui demeurait confiné au genre soliste, guère prisé par l’orchestre classique, et poursuivit le travail de ses prédécesseurs Manuel de Falla, Isaac Albeniz et Enrique Granados. En explorant le folklore espagnol, il renforça le lien entre les derniers romantiques de son pays et les nouvelles orientations de stylistique musicale dont il fut le témoin privilégié à Paris grâce à ses relations avec l’école française. C’est avec ce double héritage musical qu’il construisit une œuvre des plus éclectiques, représentée par quasiment tous les instruments du monde classique dont il connaissait bien des musiciens. Flûte, piano, harpe, violon, violoncelle et bien évidemment guitare(s) gagnèrent ainsi chacun un concerto, une sonate ou une autre pièce instrumentale d’appellation espagnole, tandis que l’art vocal s’enrichissait d’une pléthore de mélodies, révélées par Victoria de los Angeles, Monserrat Caballé ou Pilar Lorengar !

j-rodrogu-guitare.jpgL’orchestration du concerto d’Aranjuez est absolument unique : une guitare classique en face d’un orchestre philharmonique. Ce qui aurait pu paraître une gageure a été réalisé de main de maître : Dans le concerto d’Aranjuez, la guitare n’est jamais ni couverte ni étouffée, bien au contraire, elle éclate dans toute sa splendeur, s’exprimant avec véhémence ou sensibilité…

Le Concerto d’Aranjuez plonge ses racines dans la musique baroque, et on reconnaît probablement quelques réminiscences ou l’influence de SCARLATTI ou du Padre SOLER. Cependant RODRIGO a su apporter à l’œuvre la marque de sa sublime personnalité et l’indéniable esprit de la modernité classique symphonique.

Au cours de la composition de l’œuvre, RODRIGO eut à résoudre le problème du volume sonore de la guitare, utilisée comme instrument soliste, face à la puissance de l’orchestre symphonique. Le compositeur choisit d’alterner avec goût, la guitare soutenue par des cordes discrètes, et les puissantes rentrées d’orchestre.

 

Concerto de Aranjuez

MOUVEMENTS ET TONALITÉS

 

Le Concerto d’Aranjuez se divise en trois mouvements : un Allegro con spirito, soutenu par un rythme vigoureux ; un Adagio, où la guitare dialogue avec les autres instruments ; et un Allegro gentile final, suivi d’une courte coda.

L’enchaînement des 3 mouvements du Concerto d’Aranjuez dure près de 20 minutes.

1er mouvement : Allegro con Spirito - De forme sonate classique, le 1er mouvement est un Fandango enlevé, de rythme 6/8 en Ré majeur.

2e mouvement : Adagio - Le 2e mouvement en Si mineur est de loin le plus connu du concerto, et on peut même dire, de toute l’œuvre de RODRIGO. C’est un adagio très émouvant, qui développe un mordant lentement exécuté. La mélodie, jouée au cor anglais, et soutenue par guitare et cordes, est une réminiscence de la Saeta, chant plaintif de la procession annuelle de la Semaine Sainte en Andalousie. D’où le côté sacré de cet adagio.

j-rodrico.jpgC’est l’adagio du Concerto d’Aranjuez, qui présente le plus d’originalité et a permis à ce concerto d’être connu du monde entier. Le deuxième mouvement du Concerto d’Aranjuez (adagio), en effet, est une pure merveille. Cette mélodie superbe imprégnée de l’atmosphère chaude et colorée de l’Espagne aboutit, par un jeu de développements et de dialogues remarquablement construits à un paroxysme final d’une rare beauté.

3e mouvement : Allegro gentile - l’Allegro gentile est un Rondo en Si majeur écrit dans un style de danse de cour, qui termine l’œuvre sur des rythmes changeants, mélangeant des rythmes en 2/4 et 3/4. L’Allegro gentile final est suivi d’une courte coda de notes arpégées à la guitare, soutenues par des cordes.

Les contraintes de l’interprétation:

La guitare, avec une audace sans précédent, s’oppose à tout un orchestre symphonique composé d’un piccolo, d’une flûte, d’un hautbois, d’un cor anglais, de deux clarinettes, deux bassons, deux cors, deux trompettes et le quatuor. La guitare est soliste mais l’orchestre doit rester transparent, scintillant, sans écraser, étouffer ni recouvrir la guitare.
“Quoi qu’en puissent penser certains critiques fanatiques d’élucubrations dodécaphoniques…, écrit JEAN-CHRISTIAN MICHEL, le Concerto d’Aranjuez demeure une des œuvres maîtresses de la seconde moitié du vingtième siècle, et certainement l’un des sommets de la musique classique contemporaine.

RODRIGO a écrit une œuvre à dimension humaine, profondément émouvante et puissante : le compositeur a su marier le génie de la guitare espagnole avec les ouvertures de la musique symphonique moderne”

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Il faut souligner le caractère biographique de ce Concerto. Le premier mouvement très joyeux est une évocation des jours heureux que Rodrigo a passés à Aranjuez avec sa fidèle compagne mais aussi collaboratrice de tous les instants, la pianiste turque Victoria Kamhi lors de leur lune de miel.j-redrico-victoriakamhi.jpg

Le deuxième mouvement, le célèbre Adagio, est en fait une supplication adressée à Dieu : qu’Il ne lui prenne pas la vie de sa femme Victoria, qui venait d’accoucher d’une petite fille de sept mois mort-née.

Les trois mouvements sont d’une grande sensibilité, exprimant tout « l’espagnolisme rodriguien », si particulier, un espagnolisme qui ne tombe jamais dans « l’espagnolade » ni dans la trivialité.

ADAGIO:  Dialogue avec Dieu.

L’oeuvre a été composée à une époque où Rodrigo et sa femme  traversaient le pire moments de leur vie. Victoria, enceinte de son premier enfant, tombe gravement malade. Hospitalisée d’urgence  les médecins, très pessimistes, pronostiquent une mort certaine . Après cette terrible nouvelle, le Maestro rentre chez lui. et compose le début du second mouvement. Victoria va survivre  mais perd l’enfant.

Le deuxième mouvement est un dialogue musical entre Dieu et le compositeur. Un dialogue qui commence avec une prière  suppliant Dieu de ne pas prendre la vie de sa femme et leur enfant à naître. C’est un début très beau, capable d’atteindre n’importe qui, par sa douceur.
Soudain, une guitare vient avec sa propre voix,pleurant, s’adressant à Dieu et cherchant sa miséricorde … mais quand il reçoit la réponse de Divine (l’orchestre) lui annonçant   que seule sa femme sera sauvée , mais  l’enfant, lui,  mourra ; avec  tristesse et résignation,  la guitare souligne la condition cruelle que Dieu lui inflige. Et  c’est l’ ascension de l’âme de l’enfant à naître, exprimée dans un solo de guitare qui symbolise la supplication adressée à Dieu pour qu’Il laisse, au moins, la vie  la vie à sa femme Victoria.  la dernière minute, représente les retrouvailles du maître avec sa femme, la joie qui peut s’insérer dans la tristesse de perdre un enfant …
Écoutez l’Adagio en sachant cette histoire, vous fait aller plus loin et apprécier la grandeur de la musique classique qui peut transmettre des émotions, même sans connaissance préalable de l’histoire que le compositeur veut raconter.

Le troisième mouvement (Allegro gentile) signifierait la prospérité et la maturité de sa vie future.

Joaquín Rodrigo et sa femme Victoria sont resté silencieux pendant de nombreuses années sur la création du second mouvement, ce qui permit la naissance d’une rumeur selon laquelle il serait inspiré du bombardement de Guernica en 1937. Mais finalement, dans son autobiographie, Victoria révéla qu’il s’agissait d’une évocation des jours heureux de leur lune de miel, ainsi que d’une réaction de Joaquín à la déception de sa première grossesse infructueuse.

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Les stars de la guitare

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Comme on peut le concevoir, la discographie est pléthorique: des spécialistes ont recensé près de soixante-dix versions.Place d’abord aux guitaristes qui ont associé leurs noms à ce best-seller planétaire.

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Narciso Yepes

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Narciso Yepes a enregistré notre concerto pas moins de six fois : un record! Pour ses deux premières versions, il fut dirigé par Ataúlfo Argenta avec l’Orchestre de chambre de Madrid et l’Orchestre national d’Espagne en 1956 et 1957 pour le label Alhambra. Son enregistrement avec l’Orchestre symphonique de la Radio-télévision espagnole, dirigé par Odón Alonso (DG, 1969), possède un charme et une chaleur très particuliers.

Vinrent ensuite l’Orchestre philharmonique de Londres sous la direction de Luis Antonio García Navarro (DG, 1979), l’Orchestre philharmonique d’Espagne et Frühbeck de Burgos (Forlane, 1985), enfin l’Orchestre symphonique de la RAI, sous la baguette de Riccardo Muti (Fonit Cetra, 1989).

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john williams

 

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John Williams s’y est repris à quatre fois : avec l’Orchestre de chambre anglais, dir. Charles Groves, (CBS, 1968), puis avec un gros Orchestre de Philadelphie, musclé, aux ordres d’Eugene Ormandy, une version sensuelle mais quelque peu hachée (Sony, 1972), puis de nouveau avec l’Orchestre de chambre anglais et Daniel Barenboim, où la prise de son dessert une interprétation trop uniforme (CBS, 1974), enfin avec l’Orchestre philharmonique de Londres dirigé par Louis Frémeaux, version linéaire et bridée (Sony, 1984). Ici le concerto en entier: 20 mn de bonheur.

 

JULIAN BREAM

 

julian-bream.jpgOn trouvera également quatre versions de Julian Bream : avec l’Orchestre de chambre Melos et Colin Davis (RCA, 1964), mais surtout avec l’Orchestre Monteverdi et John Eliot Gardiner (RCA, 1975), avec trois mouvements magnifiquement gérés, une véritable fête orchestrale, poétique et fiévreuse - un beau candidat à l’écoute en aveugle. Le guitariste reviendra avec l’Orchestre de chambre d’Europe, et le même chef anglais, où la guitare est magnifique mais où l’orchestre, trop gros, manque de couleurs et de subtilités (RCA, 1983), puis avec le jeune Simon Rattle alors à la tête d’un City of Birmingham Symphony Orchestra « hénaurme » - , la prise de son n’arrange rien (les basses!) -, totalement hors sujet (EMI, 1990).

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 1er mouvement

 

 

 Sharon Isbin a enregistré l’œuvre trois fois, d’abord avec l’Orchestre symphonique métropolitain de Tokyo, dirigé par Hideomi Kuroiwa (Denon, 1981), avec l’Orchestre de chambre de Lausanne, sous la direction de Lawrence Foster, avec un orchestre inégal et des baisses de tension (Virgin, ), et avec le New York Philharmonic et José Serebrier, version majeure (Warner, 2004).

 

 

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 Pepe Romero, Neville Marriner et l’Academy of St. Martin-in-the-Fields ont abordé le concerto deux fois au disque (Decca et Philips, 1979 et 1992, réédité en 2005 avec un DVD biographique très intéressant, « Shadows and light », en anglais seulement, sous-titré en espagnol, ou inversement, selon les séquences). ll faut écouter la deuxième version pour son orchestre magnifique, aux couleurs hispanisantes superbes, d’une grande sensibilité lyrique.

 VISIONNEZ LE DOCUMENTAIRE QUI SUIT : LE MAITRE AU PIANO RÉPÉTANT AVEC PEPE ROMERO.

 

JOAQUIM RODRIGO PEPE ROMERO

 

 

 Sur ce  magnifique enregistrement de Pepe Romero, on voit le grand compositeur Joaquim RODRIGO peu de temps avant sa mort en compagnie de sa femme.

 

 

 Alexandre Lagoya, Antonio de Almeida et l’Orchestre national de l’Opéra de Monte-Carlo ont quant à eux livré une version sereine, techniquement irréprochable . (Philips, 1972,).

 

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Les stars de la baguette

 

Plusieurs chefs célèbres ont voulu graver le Concerto d’Aranjuez afin d’avoir ce tube discographique à leur catalogue

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Rafael Frühbeck de Burgos, avec l’Orchestre national d’Espagne, a ainsi choisi Alirio Diaz comme guitariste : beaucoup d’intensité, mais qui sombre dans la criardise, de plus les solistes - le cor anglais! - sont médiocres (EMI, 1968).
chef-orchestre-charles-dutoit.jpgCharles Dutoit, avec Carlos Bonell et l’Orchestre symphonique de Montréal (Decca, 1981) impose une vigueur très sèche. Dommage que l’orchestre montre ses gros bras dans un post-romantisme de mauvais aloi : version idéale pour hôtel de luxe à Marbella, beau de son mais sans âme. On retrouve d’ailleurs Bonell avec l’Orchestre de chambre anglais, sous la direction de Steuart Bedford, avec un orchestre désordonné - et la prise de son est cotonneuse (Collins, 1989).
Autre enregistrement pénalisé par sa prise de son, celui où Andrew Litton dirige le Royal Philharmonic Orchestra. La guitare de Christopher Parkening semble énorme. Dommage, les musiciens sont très engagés, presque violents (EMI, 1992).

À l’inverse, Erich Kunzel et le Naples Philharmonic Orchestra écrasent la guitare de David Russell, qui est de toute façon sirupeuse (Telarc, 1997).

placidodomingo.jpgPlácido Domingo et le Philharmonia ne nous engluent pas dans le même sirop, mais l’orchestre est tout de même trop gros, lent, et les instruments solistes (le cor, ridicule!) n’ont pas la même hauteur de vue que le soliste, Manuel Barrueco (EMI, 1995).

Deux versions « de chef »  retiennent t’attention .celle Avec Marco Socías Casquero, Josep Pons et le Granada City Orchestra offre un dosage guitare-orchestre magnifiquement équilibré - et l’Adagio est une référence (Harmonia Mundi, 2003). Même superbe équilibre entre le soliste et l’orchestre, qui n’est rien moins que le LSO, avec Alfonso Moreno et Enrique Bátiz (EMI/ Brilliant, 1981) .

Placido Domingo

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Eduardo Fernández, Miguel Angel Gomez Martinez et l’Orchestre de chambre anglais proposent une version sans cohérence, sans tension ni mystère (Decca, 1986). Mais l’enregistrement de Fernández avec Adrian Leaper et l’Orchestre d’Ulster est surprenant : apaisé, sans ostentation, doté d’un équilibre guitare-orchestre impeccable. (BBC Music, 2002).

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Les transcriptions et arrangements

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Le “Concierto de Aranjuez” s’est prêté à de nombreuses transcriptions pour des instruments autres que la guitare, et pour de styles musicaux autres que la musique classique :
C’est ainsi que l’adagio de ce concerto a été repris par les harpistes Gwyneth WENTINK et Marielle NORDMAN. L’adaptation La plus cèlèbre étant peut-être celle du jazzman de légende, Miles Davis, avec un arrangement de Gil Evans. Sur l’album Sketches of Spain (1960), Davis raconte que « That melody is so strong that the softer you play it, the stronger it gets, and the stronger you play it, the weaker it gets » (« Cette mélodie est si forte que plus elle est jouée douce, plus elle est forte, et plus elle est jouée forte, plus est devient faible »). La version du violoniste Ikuko Kawai, « Aranjuez », est une adaptation plus rapide que l’originale. La transcription par le clarinettiste Jean-Christian Michel s’est vendue à 1 500 000 exemplaires. Le guitariste Buckethead évoque « Sketches of Spain » dans son album Electric Tears qui est un hommage à Miles Davis. Le bassiste Buster Williams a fait une transcription pour basse bass du second mouvement dans son album Griot Liberté (2006).

En 1991, le guitariste espagnol de flamenco, Paco de Lucía, a donné sa propre interprétation en privilégiant le rythme plutôt que le ton de la guitare classique. Joaquín Rodrigo en fut ravi, déclarant que personne n’avait joué sa composition d’une manière si brillante.

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Une version de Miles Davis, Sketches, a été donnée par Jim Hall sur son album de 1975, Concerto (où figure aussi Chet Baker, Paul Desmond, Ron Carter, Steve Gadd, et Roland Hanna). Le concerto est la pièce maîtresse de cet album, et est considéré comme le sommet de la carrière de Jim Hall.

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The Modern Jazz Quartet a fait plusieurs enregistrements du concerto, dont un avec Laurindo Almeida. Jim Roberts d’Orlando FL l’a enregistré deux fois, une première fois avec son trio, et une seconde fois avec son Saxtet.

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Une version intitulée « Rodrigo’s Guitar Concerto de Aranjuez (Theme from 2nd movement) » a été donnée par The Shadows en 1979.

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L’Adagio se trouve aussi sur le single, « Rodrigo’s Guitar Concerto » par Geoff Love, (sous le nom de Manuel & the Music of the Mountains) en 1976. Il a atteint la troisième place au British singles chart.

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Chick Corea

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Le pianiste de jazz Chick Corea a repris le début du second mouvement en introduction de son hit, Chick Corea se servit du même début pour son arrangement chanté de Spain.

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André Rieu a interprété le concerto accompagné des cloches de Maastricht. Cette version se trouve sur le DVD Songs From My Heart.

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Le chanteur grec, né en Égypte, Demis Roussos, a utilisé le deuxième mouvement pour sa chanson « Follow Me »

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La grande chanteuse libanaise Fayruz a repris le deuxième mouvement dans sa célèbre chanson sur la capitale libanaise,   « Li Bairut ».

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En 1967, le chanteur français Richard Anthony a sorti sa version nommée « Aranjuez Mon Amour », avec des paroles de Guy Bontempelli.

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Aranjuez, mon amour les paroles :

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richard-antony1.jpgMon amour, sur l’eau des fontaines, mon amour

Ou le vent les amènent, mon amour
Le soir tombé, qu’on voit flotté
Des pétales de roses

Mon amour et des murs se gercent mon amour
Au soleil au vent à l’averse et aux années qui vont passant
Depuis le matin de mai qu’ils sont venus
Et quand chantant, soudain ils ont écrit sur les murs du bout de leur fusil
De bien étranges choses

Mon amour, le rosier suit les traces, mon amour
Sur le mur et enlace, mon amour
Leurs noms gravés et chaque été
D’un beau rouge sont les roses

Mon amour, sèche les fontaines, mon amour
Au soleil au vent de la plaine et aux années qui vont passant
Depuis le matin de mai qu’il sont venus
La fleur au cœur, les pieds nus, le pas lent
Et les yeux éclairés d’un étrange sourire

Et sur ce mur lorsque le soir descend
On croirait voir des taches de sang
Ce ne sont que des roses !

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Et pour le paisir

La diva du fado Amália Rodrigues

Sur les images du film «Amélie», qui retrece sa vie. La Meilleure  Interpretation vocale UN RÉGAL

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Andrea Bocelli

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Pour la curiosité

Digimon . Magna Angemons Theme

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Une version en Turque:

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Et pour finir.

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JEAN FRANCOIS MAURICE

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A lire également,  Une biographie écrite par l’épouse du Maître:

 

 «Si le démarrage ressemble à un conte des mille et une nuits, très vite, il fait place au récit réaliste de la vie de deux êtres unis sous le signe de la musique.

Il se peut que la fin ait un air de roman à l’eau de rose, à cause de son dénouement heureux. C’est pourtant la vérité.

Et si, j’ai réussi à refléter fidèlement, dans ce livre, l’histoire de notre vie hasardeuse, j’en serai ravie.»

Victoria Kamhi.

… «De la mano de Joaquín Rodrigo» Madrid 1986.
” Je n’ai pas cessé d’écrire toutes mes impressions quasi quotidiennes, sans imaginer que, beaucoup plus tard, on pourrait publier l’histoire hasardeuse de notre vie.” Victoria Kamhi, p127.
C’est cet apostolat qui justifie le cheminement autobiographique de  l’épouse et collaboratrice au long cours du compositeur . Fidèle complice de l’œuvre de son mari, elle l’accompagne avec dévouement vers la gloire et le succès d’un parcours pourtant semé de nombreuses embûches. Victoria Kahmi saisit à la manière d’un journal intime les pérégrinations quotidiennes d’un jeune musicien espagnol alors en cours avec Paul Dukas à Paris (1927-1932, école normale de musique) qui deviendra avec une évidence toute déconcertante son futur mari. Passion, amour et acharnement rythment un récit entrecoupé d’anecdotes et de rencontres les plus diverses, dont la grande partie concerne les célébrités hispaniques qui accompagnent l’existence de Joaquin Rodrigo et de son épouse tout au long d’une aventure musicale.

Cette biographie retrace  pas à pas les rencontres d’un couple uni par la musique, dont la destinée grandit dans la simplicité et la spontanéité de caractères complémentaires. Très fin de siècle ou conte des mille et une nuits, le récit suit la chronologie d’une vie et d’une époque, parfois à la façon un peu monocorde d’un catalogue d’événements qui, pourtant,nous touchent par leur intensité et leur valeur.

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Victoria Kamhi n’est pas un écrivain et l’on ne devra pas rechercher ici un talent d’écriture ; toutefois, le ton parfois suranné de ce document ne manque pas de sincérité, ni cette humble reconnaissance envers le destin, dont le 9 novembre 1940 (date de création du Concerto d’Aranjuez par Regino Sainz de la Maza à Barcelone)  marque une date charnière où le possible élan du jeune compositeur devint par magie réalité artistique, et par la même occasion reconnaissance intemporelle.  Le témoignage de Victoria Kamhi, traduit en français par Cristina Delume prend la forme d’un hommage dont Rodrigo a écrit le dernier mot : “(…) Elle a su me faire croire en mon œuvre, au lendemain, au monde, au prochain et en Dieu. Je pourrais répéter sans cesse que mon inspiration, mon élan, ma foi, mon soutien et mon immense amour sont incarnés par mon épouse Victoria.”

Allal SAHBI  28/12/2011

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Maroc:Mort d’un émigres

Posted by Allal SAHBI on décembre 27th, 2011

ET CETTE FOIS LA MORT AU BOUT DU RÊVE.

Trop de nos compatriotes résidant à l’étranger sont victimes d’escroquerie de toute nature. Que de rêves brisés. Que de dégâts. le discours des officiels en charge des MRE ( Marocains Résidant à l’Étranger) tranche avec la réalité.Seuls les transferts d’argent les préoccupent. Le comportement de certaines administrations à leur égard, leur représentation au parlement et leur droit de vote bafoué lors des dernières élections témoignent du mépris des pouvoirs publics pour cette population C’est inacceptable. Il faut un réveil de tous. Un changement radical de la politique envers les émigres Marocains.Ne les considérer que comme des vaches à lait est à terme suicidaire. La génération nouvelle ne restera pas sans réaction. Elle coupera surement les liens avec ce pays s’il persiste à les traiter comme de citoyens de seconde zone.En effet, plus les générations passent, plus le sentiment d’appartenance au pays se perd.
Faut-il rappeler que les transferts en devises des Marocains résidant à l’étranger ne cessent de baisser, menaçant la situation économique au Maroc d’un véritable empoisonnement. Le déficit financier du Royaume risque de se creuser davantage subissant directement les aléas de la crise internationale.
Les transferts d’argent de nos émigrés représentent quelque 10% du PIB marocain, c’est un chiffre important lorsqu’on sait que le secteur névralgique de l’agriculture représente 15% du PIB.

voici une triste et tragique histoire rapportée par le journal AU FAIT

Victime d’une escroquerie immobilière à Fès Le choc fatal d’un MRE

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 Le terrain objet d’escroquerie

Venu prendre possession de son terrain de près de 500 m2 acquis à Fès il y a 35 ans, un Marocain résidant à l’étranger (MRE) du nom de Benaïssa Friekh a eu le choc de sa vie lorsqu’il a constaté qu’un individu véreux y avait bâti un immeuble. Le jour même, il succombe à un œdème pulmonaire aigu, alors que son état de santé n’avait jamais soulevé auparavant la moindre inquiétude. Retour sur une histoire d’escroquerie qui, hélas, n’est pas un cas unique.

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 Le défunt Benaïssa Friekh tenant un bureau de vote au quartier Mailloles de Perpignan lors du référendum constitutionnel du 1er juillet 2011.

Benaïssa Friekh avait deux rêves. Un: prendre dans quatre mois - après 42 années de “bons et loyaux services” en France à Perpignan- , une retraite tranquille. Deux: finir ses jours au milieu des siens au Maroc, sa terre natale.

Malheureusement, la malhonnêteté de certains individus l’aura poussé précipitamment à accomplir ce second rêve, sans pouvoir réaliser le premier.

En effet, arrivé à Fès le 11 décembre courant pour y entamer les démarches de construction d’un terrain de 488 m2 qu’il avait acquis avec son épouse en 1976 pour leurs vieux jours, il eut le “choc de sa vie” en constatant qu’une tierce personne y avait édifié un immeuble de deux étages (quatorze appartements et six magasins) au stade de finition.

Cette visite a eu lieu le 13 décembre 2011 en matinée. Le jour même à 22 heures, “détruit” par le fait d’avoir vu son proche rêve de retraite paisible s’envoler, il meurt d’un œdème pulmonaire aigu, alors que son état de santé n’avait jamais soulevé la moindre inquiétude.

Dès lors, une fois l’enterrement passé, toute la famille s’est mobilisée pour retrouver le vendeur du terrain. Celui-ci les a accompagnés trois jours plus tard à l’endroit où se situe ledit terrain. Devant une multitude de personnes présentes ce jour-là, le vendeur a confirmé le droit exclusif de propriété du couple, en s’adressant ainsi à l’entrepreneur du chantier:

“Le terrain sur lequel vous construisez ne vous appartient pas. Je ne vous connais pas. J’ai vendu cette parcelle à M. Benaïssa Friekh et Fatima comme les documents le prouvent. Ceci est du vol. Je vous conseille de stopper tout de suite les travaux, de vous réunir avec les vrais propriétaires et sortir vos justificatifs d’achat.”

L’administration fait la sourde oreille

Un des enfants du défunt a d’abord tenté de joindre à plusieurs reprises - en vain - ledit entrepreneur, ceci même après avoir constaté que ce dernier avait retiré volontairement du chantier une pancarte mentionnant un numéro de permis de construire (Autorisation 1468/2010, Décision 295/11 – 351/11 d’après l’arrondissement de Ben Souda).

Par la suite, il a tenté de recueillir auprès de cet arrondissement le maximum d’éléments sur le dossier administratif du pétitionnaire (identité complète, justificatifs de propriété, etc.). Malheureusement, il s’est retrouvé confronté à un refus catégorique de la part du chef de service du plan.

Sans désarmer, il a essayé de contacter le président de l’arrondissement, qui a eu l’amabilité de demander au chef du service du plan de leur prêter assistance. Une fois encore, ce dernier, étrangement “perturbé” par cette insistance légitime, a indiqué qu’il n’avait rien à lui communiquer, et qu’il fallait s’adresser à la justice.

 

Viscéralement attaché à son Maroc natal

 

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 Benaïssa Friekh (chemise bleue) entouré des membres de l’association catalane des diabétiques, lors d’une journée de sensibilisation.

Durant plus de quarante années, M. Friekh a inlassablement porté haut les couleurs du Maroc en France, notamment à travers les deux associations “L’Amicale des Travailleurs Marocains des Pyrénées-Orientales” et “L’Union Marocaine”, dont il était respectivement secrétaire général et vice-président.

Avec pour sonnerie de téléphone portable l’hymne national de notre pays, il a toujours milité pour l’amitié franco-marocaine, organisant les fêtes nationales, tenant le bureau de vote au quartier Mailloles de Perpignan lors du référendum constitutionnel, ou encore prêtant main forte à tous nos concitoyens pour la résolution de démarches et problèmes administratifs (constitution de dossiers de pension, renouvellement de visas, rapatriements de corps, etc.). Bref, Benaïssa Friekh portait le flambeau du Maroc.

Sa disparition, qui plus est dans ces conditions aussi tristes qu’inacceptables, a ému toute la communauté marocaine locale. Une journée de recueillement sera organisée en sa mémoire à la mosquée du quartier Mailloles de Perpignan le 13 janvier 2012.

Pour l’heure, la famille Friekh demande simplement à ce que justice soit rendue, afin que leur père “parti trop vite”, puisse recouvrer ses droits, et retrouver sa dignité.

Par ailleurs, cette histoire aura mis en exergue - une fois de plus -  la vulnérabilité de nos concitoyens résidant à l’étranger, une communauté qui joue pourtant un rôle clé dans le développement économique du Maroc.

Sara Hanafi

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Mehdi Qotbi: La consécration

Posted by Allal SAHBI on décembre 20th, 2011

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Le Roi Mohammed VI a nommé Mehdi Qotbi, Président de la Fondation Nationale des Musées. Cette nouvelle institution est destinée à promouvoir le rayonnement du patrimoine culturel national.

On n’a plus besoin de présenter Mehdi Qotbi. Qotbi l’artiste, Qotbi le lobbyiste, Qotbi le charmeur. Pourtant, cet homme trouve toujours un moyen pour s’imposer à l’actualité, envahir les écrans et intéresser les rédactions. Une qualité qu’il doit certes à son dynamisme et à son activisme acharné en faveur de son pays. Mais qui résulte surtout de son énorme culot, héritage d’une enfance difficile.
Cela ne plait pas à tout le monde. Cela lui crée l’animosité d’une partie de l’intelligentsia marocaine qui ne lui pardonne pas d’être  « arrivé » quand elle ne l’accuse pas d’être au service du pouvoir. Lui dit être au service de son pays et de son roi ! Et il n’y a aucune raison de ne pas le croire !
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Mehdi Qotbi est aujourd’hui l’homme important qui connaît tout le monde et que tout le monde connaît. Dans son carnet d’adresses très fourni, les têtes couronnées côtoient les stars du show-bizz et les grands de ce monde. Pourtant, on ne peut pas dire que l’homme soit bien né. De son enfance pauvre dans le quartier populaire de Takaddoum à Rabat, Mehdi ne garde pas que des bons souvenirs. Entre l’indifférence d’une mère distante et la brutalité d’un père taciturne, le gamin cultive très tôt un grand sens de la débrouillardise. “Je savais que je ne pouvais compter que sur mes propres moyens et sur mon culot pour survivre”, explique-t-il. Un jour, il fait une rencontre décisive, celle de Mahjoubi Aherdane, ministre marocain de la Défense à l’époque. Il n’hésite pas à l’interpeller pour lui demander.de l’inscrire à l’école militaire de Kénitra. Son vœu exaucé, le jeune Mehdi n’est pas pour autant comblé. Élève en dessous de la moyenne, de surcroît indiscipliné, il comprend très vite que le monde militaire n’était pas sien. Entre temps, Mehdi Qotbi a découvert sa vraie vocation : la peinture, qui devient son principal mode d’expression, son alibi. “J’étais enfin devenu quelqu’un, on s’intéressait à ce que je faisais”, confie le peintre. Cependant, à l’âge de treize ans, Mehdi Qotbi décide de déserter le lycée militaire. “J’ai fait le mur comme n’importe quel gamin”, tempère-t-il. S’ensuit une période de bohème où le jeune homme exerce divers métiers : apprenti coiffeur, puis boy chez une famille de nantis rbatis. Une deuxième rencontre déterminante vient bouleverser sa vie. Celle avec le peintre Gharbaoui. Séduit par le talent et le charme du jeune artiste, le grand maître le convainc de partir en France pour y parfaire son art. En 1968, à l’âge de 17 ans, Mehdi Qotbi émigre en France. Quatre années et beaucoup d’efforts plus tard, Mehdi décroche son diplôme de l’école des Beaux-arts de Toulouse.qotbi_ecriture.jpg Son art éclate alors aux yeux du monde qui découvre, séduit, ses toiles typées et tellement imprégnées de ses racines marocaines. Il utilise alors sa peinture comme sésame pour accéder à la cour des grands. Il évolue avec l’aisance d’un poisson dans les milieux selects de la capitale française. Lui, le garnement de Takaddoum, se met à fréquenter des hommes aussi importants que Léopold Sedar Senghor, Michel Butor, Maurice Druon ou Jacques Derrida. Le nouveau venu charme autant qu’il intrigue. Le tout Paris se demande qui est cet homme grand comme trois pommes et vif comme un feu follet qui se permet de se présenter à l’Elysée à vélo. L’intéressé n’en a cure, il fonce tête baissée, multiplie les rencontres, étoffe son carnet d’adresses, avant de changer de casquette. C’est l’époque où l’artiste se découvre des dons de lobbyiste, qu’il décide de déployer en faveur de son pays d’origine. Nous sommes en 1991, Gilles Perrault vient de commettre son célèbre pamphlet “Notre ami le roi”, Mehdi Qotbi décide de fonder le Cercle d’amitié franco-marocaine. On découvre alors la communication à la sauce Qotbi : Un mélange de spontanéité, de culot et d’acharnement. Et les résultats suivent. De colloques en rencontres, en campagnes de presse et de voyages de personnalités politiques françaises, le Cercle réussit là où la diplomatie trébuche. Au fil des ans et des réalisations, Mehdi Qotbi devient un élément clé dans les relations franco-marocaines. Son travail est apprécié au plus haut niveau. Décoré, remercié et encouragé par les deux rois, feu Hassan II et Sa Majesté Mohammed VI, le gamin de Takaddoum exulte. Fier de ses origines et fidèle à ses engagements, au moment où certains anciens proches du sérail n’ont pas hésité à retourner leurs vestes, Mehdi Qotbi estime aujourd’hui que sa plus grande récompense, c’est la reconnaissance.

qotbi-decore-chirac.jpgLa reconnaissance, le peintre marocain continue de la savourer. Il a reçu prix de l’Académie des Beaux-Arts, quai Conti, pour son magnifique ouvrage «Écrits et Esprits», édité aux éditions du Chêne. Les décorations, il les collectionne d’ailleurs. Officier de la Légion d’honneur, du Mérite, Palmes académiques, Commandeur des Arts et des Lettres en France, Ordre du Trône au Maroc…

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“Au nom de la République française, nous vous faisons Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres”, a déclaré le ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand, à l’adresse du plasticien marocain en le décorant de ces insignes, lors d’une cérémonie marquée par la présence de plusieurs personnalités du monde des arts et de la culture. “Vous rendre hommage, c’est aussi rendre hommage au dialogue et à l’amitié franco-marocaine à laquelle vous avez consacré votre énergie et votre générosité”, a ajouté le ministre devant un Mehdi Qotbi très ému.

qotbitoile-2.jpg  Mehdi QOTBI, de son vrai prénom Mohamed,  est un grand peintre, un très grand peintre connu et  reconnu dans le monde entier.Ses tableaux ,qu’il qualifie,lui-même  d « écritures peintes », recèlent beaucoup de talent, d’inspiration et de sincérité. Peintre non figuratif, adorant la précision, Mehdi Qotbi représente des signes, des traits et des symboles, habillés de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel… «Je suis croyant mais je me considère comme quelqu’un de tolérant, d’ouvert, qui respecte la croyance des autres», souligne-t-il. ses œuvres se retrouvent dans de nombreux musées et collections à travers le monde dont le British Museum, le centre Pompidou, le musée d’art moderne de la ville de Paris.

«Vous êtes le calligraphe des mondes, le créateur d’avant la Création, le seul peintre à donner une forme et des couleurs à la parole», lui a écrit Jean d’Ormesson. Vendant ses toiles autour de 100.000 dirhams la ” pièce “, pourrait-on dire, Mehdi QOTBI est un homme comblé, qui s’en est retourné au pays après 37 ans d’exil, de longues galères et de succès mérités.

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” Les variations de Mehdi Qotbi s’engendrent, les unes après les autres, en fugues colorées, ondes vibrantes d’une lettre, signe et image. Chatoiement d’une écriture se déployant dans un espace qui n’est plus celui de la tablette ou d’un chapiteau…La lettre répétée, jouée comme une note se répercute indéfiniment dans le renouvellement du graphisme et de la couleur…De la succession des suites naît un rythme ” Qotbien ” où le spectateur captif rejoint l’artiste dans sa quête obstinée d’un espace immatériel “, se prononce Nicole de Pontcharra qui témoigne du grand talent et de le sensibilité de Mehdi Qotbi.

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.Dominique Devilpin, lui, s’interroge” Est-ce couleur ou langue ce ruissellement de signes, le délié des arabesques et la pluie régulière des traits? Tout est mystère, silence dissimulé dans les liens de l’écriture. Enluminures, ferronneries, stucs ou gravures, rien n’épuise le sens de cette griffe ravageuse, qui s’accroche au fil de la toile, parcourt l’espace, danse, et continue de glisser plus avant, et plus profond dans le secret de la couleur”.
Dior, la signature de la réussite

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Mehdi QOTBI est aujourd’hui un artiste comblé, vendant ses toiles autour de 100.000 dirhams la « pièce , pourrait-on dire. La bourgeoisie marocaine et les grandes institutions financières (d’Attijariwafa à Bank Al Maghrib) s’arrachent ses toiles de “peinture désécrite”. Même le quai d’Orsay distribue huit de ses tableaux sur différentes ambassades à travers le monde

Medhi Qotbi a tout obtenu. L’enfant solitaire a su se transformer en père aimant, attentif au bonheur de ses deux filles, Fanny et Marine. «Mais ma toute première victoire, c’était de pouvoir vivre et manger à ma faim». Ce qu’il a pu faire grâce à sa peinture. Sa dernière fierté? Avoir signé avec la maison Dior, pour une ligne d’accessoires, lui qui avait déjà développé une ligne de jeans à son nom. Il porte d’ailleurs un foulard autour du cou et montre fièrement sa griffe dans l’un des coins du carré de soie. La signature de la réussite.

livre-qotbi.jpg Mohamed (alias Mehdi) QOTBI, l’artiste plasticien s’est aussi  mêlé d’écriture – je ne peux utiliser le mot « littérature ».
Il a publié en juin 2008, un livre intitulé « PALETTE D’UNE VIE », paru aux Editions LE FENNEC, qui devrait être « l’histoire d’un homme qui se savait né pour vaincre et qui sait relever les défis que la vie lui lance ».

” A travers ce livre, je voulais d’abord me faire du bien et me libérer en parlant de mon passé sans aucune gêne, mais avec beaucoup de pudeur…C’est un livre d’espoir où tout est lié : palette et écriture. L’écriture n’a fait que compléter la peinture. Ce livre est pour moi un moment de partage de ma vie avec les autres. Il m’a donné la possibilité d’être en paix avec moi-même» dit Mehdi.
Mais n’est pas autobiographe qui veut, même si la vie racontée est pleine d’émotion, de difficultés, de succès, de rencontres.Cette « Palette d’une vie » n’est en fait qu’une palette de déclarations déjà connues de Mehdi QOTBI, d’interviews, d’articles plus ou moins de complaisance.
Dommage ! La relation d’une  vie aussi riche que celle de  Mehdi QOTBI méritait plus de talent !
Mais on retiendra,malgré tout,  de cette tentative d’autobiographie ces quelques mots  de la page 79. Il s’agit d’un aveu artistique, très sincère, qui explique toute  l’œuvre du peintre. Mehdi QOTBI nous confie, parlant d’une de ses œuvres,  que « cette toile, décisive, a ouvert un chemin dont je ne me suis jamais détourné depuis plus de trente ans ».

Ce livre a été conçu avec la collaboration d’une journaliste belge .

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Ligue 1 : le corps arbitral en question!

Posted by Allal SAHBI on décembre 19th, 2011

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 Interrogé par Foot+ après la défaite de son équipe à Brest (1-0), le président de l’AJ Auxerre Gérard Bourgoin affirme que son milieu de terrain Kamel Chafni a été victime d’insultes racistes de la part d’un arbitre. Sorti du terrain très énervé à la 55ème minute après que l’arbitre de la rencontre, Tony Chapron, l’ait expulsé pour protestations, le joueur marocain se serait vu intimer l’ordre de quitter le terrain par l’un des juges de touche en les termes suivant : “Dégage l’arabe !

 kamel-chafni.jpgPlus que jamais, le corps arbitral a été impliqué dans bien des polémiques lors de cette dix-huitième journée du championnat de France de Ligue 1. Erreurs d’appréciation, cartons rouges inappropriés et propos déplacés… un week-end bien compliqué pour les hommes en noir.Mais le clou du spectacle se trouvait plus à l’Ouest, du côté de Brest. En effet, le match opposant le Stade Brestois à Auxerre restera malheureusement à jamais gravé à l’esprit de Kamel Chafni, lui qui se serait vu asséner un “ Casse-toi l’Arabe ” par l’arbitre-assistant. Des propos que certains de ses coéquipiers et certains brestois corroborent :« Il y a une faute qui n’est pas sifflée. Je vais vers l’arbitre de touche et je lui dis que ce n’est pas normal. Lui me répond “ Casse-toi l’Arabe ”. Je ne l’ai pas insulté, je crois simplement que je lui ai dit que ça n’allait pas en rester là. Je vais alors voir l’arbitre du centre (M. Chapron), je lui explique ce qui s’est passé, il me met un jaune. Je lui dis, lui répète, que c’est inadmissible, et il me met un rouge. C’est grave, ça dépasse le cadre du foot, c’est la première fois que ça m’arrive. L’arbitre assistant était peut-être énervé, mais ce qu’il a dit, ça ne se dit pas, c’est du racisme. Je suis en colère, je vais aller au commissariat d’Auxerre et je vais porter plainte. J’espère que la Ligue va mener son enquête et qu’elle sévira, je lui fais confiance. Si elle ne me croit pas, je n’ai plus rien à faire dans le football français. J’ai des témoins, et pas seulement des Auxerrois », a-t-il confié à L’Équipe.

Gérard Bourgoin, le président auxerrois, a lui évoqué un incident important qui pourrait être «très grave» s’il était vérifié. Il a également exigé des «excuses publiques». Du côté des témoins évoqués par Chafni, deux joueurs brestois auraient confirmé les propos. «Larsen Touré a tout entendu, tout comme le kiné de Brest. Roy Contout, mon coéquipier, a également entendu…», glisse le joueur auxerrois.

 tony-chapron.jpgContacté dimanche, Johann Perruaux est resté injoignable. L’arbitre assistant a laissé Tony Chapron s’exprimer en qualité de représentant du corps arbitral. Deux heures après la rencontre, il a immédiatement «réfuté toute accusation concernant ces propos». Selon lui, les mots évoqués ne ressemblent pas du tout à l’homme qu’il connaît depuis vingt ans, et avec lequel il était il y a deux ans au Bénin pour former des arbitres locaux. «S’il était raciste ça m’étonnerait qu’il soit venu avec moi», a argumenté maladroitement l’arbitre principal. 

batta-veut-des-preuves.jpgMarc Batta demandait «des preuves» avant de se prononcer officiellement sur la question. Le directeur national de l’arbitrage évoquait sur RMC des «accusations graves qu’il faut vérifier et confirmer», même si l’adjoint lui aurait assuré ne pas avoir tenu de tels propos. Il aurait juste lancé «Casse-toi» à Chafni, «un terme pas très approprié pour un arbitre», concède Batta, qui refuse pour l’heure d’évoquer les sanctions encourues par Johann Perruaux si les accusations racistes étaient vérifiés. Chafni a déjà annoncé qu’il n’avait «plus rien à faire dans le foot français» s’il n’est pas écouté.

«C’est grave, s’ils sont avérés, qu’il y ait de tels propos déclarés par une personne du corps arbitral», a déclaré dimanche Carine Bloch, vice-présidente de la Licra.

 Mais outre cette affaire, les contestations de décisions arbitrales sont tombées comme à Gravelotte.

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Gourcuff: «On est volé»

La plus cinglante est venue de Christian Gourcuff, entraîneur de Lorient, battu à Marseille (2-1), alors que deux joueurs bretons ont été exclus. «On est volé, il y a beaucoup d’amertume, de frustration et de colère, a pesté l’entraîneur des Merlus. L’exclusion de Koné vient changer les choses. L’arbitrage fait la différence. Il y a beaucoup d’amertume d’être volé, puis de voir deux cartons rouges. Romao n’a pas insulté l’arbitre.»

rene-girard.jpgRené Girard, entraîneur de Montpellier accroché à domicile par Toulouse (1-1), s’est plaint de son côté d’un traitement spécial du corps arbitral vis à vis de ses joueurs. «Quand c’est nous, on dit que c’est de l’agressivité et de la méchanceté. Quand c’est les autres, quand je vois qu’au bout d’une demi-heure de jeu, nous avons trois cartons jaunes, et eux pas un seul, je ne me pose pas de questions», a ainsi souligné l’entraîneur du club héraultais.

Bernard Casoni, entraîneur d’Evian battu à Lyon (2-1), a usé d’une vieille ficelle pour dire ce qu’il pensait de l’arbitrage de façon indirecte: « je ne parlerai pas de l’arbitre. Chacun verra les images (sur le penalty, que l’équipe de Haute-Savoie réclamait, non accordé pour une faute de main du joueur lyonnais )».

Et il n’y a pas que les entraîneurs perdants qui font des remarques sur l’arbitrage. Jean Fernandez, coach  de Nancy victorieux à Caen (2-1), a ainsi commenté: «il y a une faute de main sur la réduction du score mais je pense qu’il n’y avait pas penalty».

 triste publicité pour la Ligue 1

 

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Corruption : Un jugement à méditer

Posted by Allal SAHBI on décembre 16th, 2011

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 L’ex-maire de Paris a été reconnu coupable de “détournement de fonds publics”, d’”abus de confiance” et de “prise illégale d’intérêt” pour 19 des 28 emplois fictifs pour lesquels il était poursuivi. En le condamnant, l’affaire est devenue symbolique.

Cette condamnation d’un   ancien président de la république française marque une rupture dans la conception française du pouvoir présidentiel. Charles de Gaule, le créateur de la cinquième république, a transformé le président en monarque républicain. Il conservait de la république, la civilité démocratique et prenait à la monarchie, la sacralité du trône. Il fallait protégér le chef de l’Etat  des désagréables embarras de la vie quotidienne, telles les procédures judiciaires. Dès lors, durant tout son règne, l’immunité la plus hermétique le protégeait des enquêtes pénales.

Ce jugement démontre  l’indépendance des juges français «du siège» par rapport aux magistrats du Parquet censés conduire l’accusation. Dans cette affaire, le Parquet avait réclamé la relaxe  de Chirac et des autres  accusés. Les juges ont condamné le haut résponsable et acquité les subaltérnes.  Considérant que Jacques Chirac avait été le cerveau de l’affaire des emplois fictifs; ils ont été clairs :  l’ancien président a bien détourné de l’argent public pour servir ses ambitions politiques.

Grâce à la ténacité des juges d’instruction, un obstacle a été franchi pour la première fois en France. Même si un ancien président n’est pas encore un justiciable comme les autres, désormé il n’est plus intouchable.

Souhaitons que cette affaire inspire nos juges et nos hommes et femmes politques.

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Tuerie de Liége: l’auteur est BELGE

Posted by Allal SAHBI on décembre 15th, 2011

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Dès l’annonce de la tuerie qui a laissé la Belgique en deuil et sous le choc mardi après-midi, la presse , Comme d’habitude, évoquait une piste terroriste islamiste et soulignait l’origine marocaine du tueur fou, alors qu’il s’agit d’un citoyen belge nait en Belgique , orphelin très jeune, il n’a jamais connu le Maroc.
On est en droit de poser la question de savoir pourquoi  seuls les supposes arabes et ou musulmans ont droit systématiquement au rappel de leurs origines ?

Insiste-t-on sur les origines italiennes d’ Elio Di Rupo prmier ministre Belge ou de la chanteuse Lara Fabian ? Dit-on que Sylvie Vartan est d’origine Bulgare ou de Franklin Delano Roosevelt que c’est un Franco-hollandais ou Germano-luxenbourgois d’origine? 7sur7, un jounal francophone en ligne a rectifié le tire en titrant :
Amrani ne se sentait pas marocain et n’était pas musulman
La thèse terroriste ne tiendrait pas debout

les avocats bruxellois du meurtrier,écrit le journal,ont mis en avant son enfance difficile, ballottée de famille d’accueil en famille d’accueil. “C’était quelqu’un de charmant. J’ai le souvenir d’un homme très marqué par la perte de ses parents”, raconte un se ses avocats.

Nordine Amrani, terroriste intégriste musulman? Une hypothèse cliché qui a tenté bien des observateurs après le massacre de mardi mais que ses conseils bruxellois jugent impossible. “Il ne se sentait pas du tout marocain, ne parlait pas un mot d’arabe et n’était pas musulman. Ce qu’il disait, c’est qu’il se sentait belge“. Pour rappel, Nordine Amrani était en effet né à Ixelles et est devenu orphelin très jeune. conclu le journal

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