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MAROC:Les islamistes au pouvoir

Posted by Allal SAHBI on novembre 28th, 2011

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Résultats définitifs des élections législatives du 25 novembre 2011. Comme prévu le PJD l’emporte largement avec 107 sièges.

Parti de la justice et du développement : 107 sièges.
Parti de l’Istiqlal : 60 sièges.
Rassemblement national des indépendants : 52 sièges.
Parti authenticité et modernité : 47 sièges.
Union socialiste des forces populaires : 39 sièges.
Mouvement populaire : 32 sièges.
Union constitutionnelle : 23 sièges.
Parti du progrès et du socialisme : 18 sièges.
Parti travailliste : 4 sièges.
Mouvement démocratique et social : 2 sièges.
Parti du renouveau et de l’équité : 2 sièges.
Parti de l’environnement et du développement durable : 2 sièges.
Parti Al Ahd Addimocrati : 2 sièges.
Parti de la gauche verte : 1 siège.
Parti de la Liberté et de la justice sociale : 1 siège.
Front des forces démocratiques : 1 siège.
Parti de l’Action : 1 siège.
Parti unité et démocratie : 1 siège.

Ces résultats comprennent ceux arrêtés par la commission nationale de recensement au titre de la circonscription électorale nationale qui compte 90 sièges dont 60 réservés aux femmes et 30 aux jeunes de sexe masculin âgés de moins de 40 ans, lesdits sièges se répartissent comme suit :

abdelillah-benkirane-le-secretaire-general-du-pjd.jpg

Abdelilah Benkirane, le chef du PJD, est embrassé par une femme au siège du parti à Rabat le 26 novembre 2011.

M. Benkirane a assuré que “l’occident” n’avait rien à craindre de son parti. “On n’a pas besoin de le rassurer, il l’est déjà”, a-t-il dit à l’AFP.
“L’essentiel de notre programme et de ceux qui vont gouverner avec nous aura deux axes: la démocratie et la bonne gouvernance”, a affirmé le chef du PJD à la chaîne de télévision France 24.
“Les Marocains insistent pour garder leur monarchie, mais ils veulent qu’elle évolue avec eux”, a-t-il commenté.
Le prochain gouvernement sera toutefois confronté à un climat social tendu, avec un taux de chômage supérieur à 30% chez les jeunes.

salahdine_mezouar_25_novembre.jpgLes élections législatives remportées par le PJD constituent une étape importante dans le processus démocratique du Maroc a estimé pour sa part le président du RNI Salahdine Mezouare, n’hésitant pas à féliciter Abdelillah Benkirane pour la victoire de son parti.

La communauté internationale a également salué la transparence du scrutin électoral .

La France, premier partenaire commercial du royaume, a été le premier pays à se féliciter “du bon déroulement” des législatives, et a renouvelé son soutien à un “pays ami” et ancien protectorat.

Al Adl Wal Ihssane estime le taux de participaton à 24%
fathallah-arsalane_adlwalisan.jpgLe mouvement Al Adl Wal Ihssane, qui a appelé au boycott des élections législatives, estime que le taux de participation au scrutin du vendredi était de 24,29%.

Le taux de participation annoncé par le ministère de l’Intérieur ne reflète pas le climat réel du scrutin législatif de l’avis du mouvement islamiste. Pour défendre ce chiffre, le porte parole du mouvement explique que lors de la campagne électorale les partis n’ont même pas réussi à mobiliser 600.000 personnes.

Pour la Jamaâ, le système a perdu le pari de faire de ces élections une étape cruciale dans l’ère de la nouvelle constitution. Le pouvoir, ajoute Fathallah Arsalane, ne fait que gagner du temps et piéger les partis politiques qui adhèrent à ce processus.

legislatives_maroc.jpg

Le Mouvement du 20 février, qui regroupe des islamistes radicaux et des jeunes mécontents, avait appelé au boycott du scrutin. les dirigents du mouvement, estiment que les élections législatives au Maroc sont un échec.

Quelles sont les raisons de cet échec ?

 Réponse du juriste  Jad Siri:

Les élections législatives qui se sont déroulées au Maroc vendredi sont les troisièmes depuis que Mohamed VI est roi du Maroc, les premières depuis le Printemps arabe et l’adoption de la nouvelle constitution, en juillet.Le taux de participation officiel à ces élections est de 45% des Marocains inscrits sur les listes électorales.A l’issue de ce scrutin, le parti de la justice et du développement (le PJD), regroupant des islamistes dits « modérés », sort vainqueur.
Le PJD est le premier parti en nombre de suffrages recueillis et en nombre de sièges de députés à la chambre des représentants ; L’analyse des premiers résultats de ces élections appelle plusieurs commentaires.

1/ Le taux de participation annoncé est décevant

Tout d’abord, constatons que ces élections ont été organisées comme d’habitude par le ministère de l’Intérieur, le même qui a organisé le référendum constitutionnel du 1er juillet dernier qui a connu un taux de participation officiel de plus de 72% pour un oui à plus de 99%. Cinq mois après, ce score laisse toujours quelque peu songeur.
Dès lors, bien que le taux de participation officiel pour ces élections législatives peut à première vue paraître plausible, on est cependant pas toujours rassuré sur sa fiabilité.
Contrairement à ce qu’on lit et on entend dans les médias marocains et les médias français, ces élections, par le taux de participation, sont un échec. 45% de participation pour des élections législatives, c’est peu !
Même si ce taux est plus élevé que les 37% des dernières législatives de 2007, il reste faible pour l’enjeu du scrutin. Il reste inférieur au taux de participation des législatives de 2002 et surtout au taux de participation officiel au dernier réferendum constitutionnel.
Quasiment 30% de moins qu’il y a cinq mois, c’est beaucoup ! La chute est brutale, même si ce n’est pas le même type de scrutin !
Cette faible participation constitue d’abord un échec pour le roi et pour la réforme constitutionnelle qu’il a contrôlée de bout en bout en ne renonçant qu’à très peu de prérogatives qu’il détenait dans la précédente constitution.
En ne participant que faiblement à ces législatives, les Marocains disent, notamment, qu’ils ne croient pas dans la nouvelle organisation des institutions, telles qu’elles sont prévues dans la nouvelle constitution.

2/ Les principaux partis ont obtenu des scores décevants

Ensuite, ce taux de participation et les résultats obtenus par les partis politiques constituent un échec pour ces derniers. Il s’agit d’un échec pour ceux qui étaient la locomotive de la coalition du G8, laquelle fédérait huit formations, dont les principales dites du « Palais » :
le RNI, conduit par le ministre des Finances sortant ;
le PAM, créé il y a trois ans à l’initiative de l’ancien ministre de l’Intérieur et proche du roi
Ces deux partis fédèrent des personnalités opportunistes et particulièrement dociles vis-à-vis du Palais, et sont arrivés troisièmes et quatrièmes.
Ce taux et le résultat obtenu par l’autre coalition, la Koutla, composée des trois « vieux » partis, dont l’Istiqlal, premier parti marocain et parti ayant mené la lutte pour l’indépendance, et l’USFP (socialiste) marquent un échec de ces derniers.
Ils sont certes respectivement deuxième et cinquième de ce scrutin mais ils ont perdu, depuis longtemps, quasiment toute crédibilité, ayant participé notamment aux deux précédents gouvernements (le gouvernement sortant était d’ailleurs conduit par le responsable du parti de l’Istiqlal).
De même, ce taux de participation, faible, mais pas suffisamment faible, ne constitue qu’un demi-succès pour le mouvement du 20 février et pour les partis qui appelaient au boycott.
Toutefois, ce taux reste trop « élevé » pour délégitimer complètement le résultat de ces élections.
Enfin, le résultat de ces élections n’est qu’un succès en trompe l’œil pour le PJD. Certes, il est aujourd’hui le premier parti, mais pour un parti qui normalement mobilise son électorat, il n’obtient que 30% des suffrages sur 45% de participation.
Concrètement, le PJD ne pèse en réalité qu’environ 15% des inscrits ! Sa légitimité est donc toute relative.

3/ Pour le PJD, les alliances possibles restent floues

Si les résultats de ce scrutin sont fiables, plusieurs questions se posent et plusieurs conséquences doivent être tirées.
Tout d’abord, en application de la nouvelle constitution, le roi est obligé d’appeler comme Premier ministre un membre du PJD. Ce dernier sera donc un intégriste « modéré ».
Ensuite, ne disposant pas de majorité absolue et devant formellement obtenir la confiance de la chambre des représentants, le PJD va devoir trouver des partis alliés pour former un gouvernement et avoir une majorité au parlement.

Avec qui va-t-il pouvoir s’allier ? Avec l’Istiqlal, dont une frange conservatrice dit ne pas être en incompatibilité avec le PJD, ce qui risquerait de créer de très fortes tensions avec son aile plus progressiste, notamment sur les questions de société, de droit des femmes, droit à l’avortement, le rapport à l’alcool etc.

Va-t-il trouver un allié avec l’USFP, parti qui se déclare progressiste mais aujourd’hui discrédité ?

V-t-il trouver des alliés parmi les partis politiques du G8, dont le RNI et le PAM, les partis du « palais » ?

Quel rôle pour le palais dans l’après-scrutin ?

Par ailleurs, le roi (et le palais) va-t-il s’immiscer dans la formation d’une majorité et d’un gouvernement ? Va-t-il imposer des ministres ? Auquel cas, on aura bien la preuve que toute la réforme constitutionnelle pour démocratiser le système politique n’aura été qu’une mascarade.

Dans tous les cas, il ne faut surtout pas un gouvernement d’union nationale avec cinq ou six partis ! Ça empêcherait la structuration du champ politique marocain, avec une opposition qui serait en réalité factice. Surtout, cela signerait la continuation du système qui a eu cours depuis des décennies.
Enfin, les partis politiques vont devoir tirer les enseignements de ce scrutin. Les dirigeants de ces partis vont devoir accepter, pour certains, d’entrer dans l’opposition, de faire leur travail d’opposition, de renouveler le personnel, de reconstruire un projet politique cohérent et non pas se contenter d’être des courtisans d’une monarchie qui contrôle tout.

Les oubliés du royaume

casablanca-bidonvilles-sidi_moumen.JPGDiffusé sur la  chaine de télévision franco- marocainne médi1TV, un reportage nous livre un éclairage, inhabituel dans les média officiels, sur ces citoyens marginalisés et que l’on ne sollicite qu’à l’occasion des élections pour les oublier par la suite.

A une dizaine de kilomètres  de sidi kassem, les habitants d’un bidoville dévasté par les dernière inondations, n’attendent rien de ces élections:

” A chaque élection , dit cette mère de six enfants, ils viennent, il nous font pleins de promesses. Ils disent qu’ils vont améliorer notre situation. Qu’on aura l’eau, l’électricité, les égouts si on vote pour eux; et après on les revoit plus et  ne change. Regardez où nous vivons. En réalité nous ne vivons pas nous sommes morts.

Pour cet autre habitant du “kariane la ferraille” le discours n’est pas différent. ” Ici ça fait des lustres que nous vivons dan ces conditions. Nous avons vu défiler des députés, des caîds, des gouverneurs; ils nous promettent, tous , monts et merveilles, mais au final rien ne bouge.

Certains n’hésitent pas à vendre leur vote pour quelque dirhams. “Moi, dit cette autre dame,si quelqu’un me donne 100 dirhams et me demande de voter pour lui, et bienje prnd les cnt dirham ,c’est toujours ça de pris pour nourir mes enfants,et j’irrai voter pour lui même si je suis sûre qu’il ne fera rien par la suite.

D’autres, échaudés, disent clairement qu’il ne voterons plus. Pour eus c’est mensonge et compagnie. “Moi je vous le dit franchement, affirme cet homme, je ne voterai plus. Qu’est ce que j’ai à gagner? Rien. Au contraire, je serai gagnant si je ne vote pas. Parce que se ne sont que des monteurs,tous. Et il ajoute ” Si quelque chose vent de Se majesté OK mais, par Dieux, personne d’autre n’aura ma voix . ”

“Dieux est notre seul recours” conclu le viel homme .(Voir la vidéo en arabe).

 Les MRE: Vache à lait et dindon de la farce.

mohammed-mraizikajng.pngL’abstention a touché massivement les MRE en raison du vote par procuration. Se qui fait dire à certains  que les Marocains du monde ont été, carrément, évincés de ces élection. Le professeur  Mohammed Mraizika Chercheur en Sciences Sociales et en droit International Humanitaire, Président d’almohagir a tanté de comprendre les raison de cette éviction dans un long article publié par BILADI.net intitulé:

                                    Les MRE et le Parlement : la grande embrouille

 L’éviction des MRE des élections législatives de novembre 2011 est bel et bien actée. Le sort est jeté et rien ne va plus. C’est la grande embrouille.

Circulez, il n’y a plus rien à voir

L’image qui vient à l’esprit, pour expliquer cette situation ubuesque que vivent les MRE en ces temps électoraux, est celle d’un boxeur valeureux mais sonné qui tente de se relever pour poursuivre le combat et peine à comprendre ce qui lui arrive. Le plus triste dans l’histoire, c’est qu’il est KO non pas que son adversaire est meilleur, mais que celui-ci a mis un morceau de ferraille dans son gant et l’arbitre dans sa poche.

Ce boxeur méritant, respectueux des règles du noble art, qui quitte le ring vaincu, a deux options possibles : ranger les gants au placard ou préparer sa revanche pour sauver son honneur et rétablir sa dignité, bafouée par un adversaire, tricheur avéré.

Le MRE, tel ce boxeur vaillant, s’est fait éjecté manu militari du champ politique et électoral national par défaut ; sans même combattre. Il s’est vu dépouillé de ses droits constitutionnels et proposé en lieu et place une « procuration-provocation », bien au-deçà de toute attente et espérance.

Sonné, il cherche à savoir d’où est venu le coup fatal ; celui du KO, celui qui l’a mis électoralement hors jeu pour les législatives de novembre 2011.

Est-ce le fait de la mollesse et de l’inconsistance des partis politiques qui n’ont pas su assumer leur rôle devant l’histoire pour que vive et prospère l’égalité devant la citoyenneté, en défendant les droits civiques des MRE ?

Est-ce que ce terrible KO, incombe à ce fabuleux Conseil, le CCME, censé être proche d’eux, fait pour eux, à l’écoute de leurs doléances, qui s’est évertué durant quatre années à les humilier ?

Est-ce la faute à un gouvernement qui, embourbé dans ses difficultés et contradictions, obsédé par sa propre survie, les a tout bêtement rayés de son agenda politique ?

Les MRE sont-ils, tout compte fait, les victimes expiatoires de la jonction de tous ces facteurs, ces manquements au devoir, ces faiblesses et ces lâchetés ?

Cherchez l’erreur 

Comprendre les raisons de cette exclusion systématique, généralisée et orchestrée qui s’est abattue sur les MRE, relève de la haute voltige. C’est véritablement un mystère et une énigme politique. Il y a à la fois du machiavélisme, du surréalisme et de l’absurde. Près de 5 millions de marocains sont dépouillés de leurs droits civiques avec une légèreté et une facilité déconcertantes, dans l’indifférence générale. Comment est ce possible ?

Cherchez donc l’erreur !!!

En ces temps un peu bizarres, un peu particuliers, tout fonctionne à l’envers. On marche sur la tête. Aujourd’hui, les partis dits « progressistes », rasent les murs après avoir tourné le dos aux plus élémentaires des principes qui fondent leurs doctrines et ont fait leur histoire : l’égalité, la justice, la dignité…

Les exclus et les bannis d’hier se transformèrent du jour au lendemain en maîtres à exclure et à bannir. Les « pestiférés » d’hier devinrent les gardiens de temples sacrés où les liseurs de cartes et diseurs d’oracles font légion. Pauvres temples !!! Pauvres partis !!!

En ces temps bizarroïdes prêcher pour les droits civiques des MRE c’est comme prêcher dans le désert. Évoquer leur participation politique, c’est provoquer la colère d’un diable, langue fourchue, plume dégoulinant de haine, tapi dans l’ombre. Dire qu’ils sont victimes d’un déni de droit ou que leurs droits constitutionnels sont bafoués, c’est comme souffler sur des braises ou tirer sur une ambulance. Dire tout cela de nos jours, c’est commettre un délit, c’est être taxé de « démagogue ».

Quelles crédibilité et confiance peut-on donc après tout cela et dans de telles circonstances, accorder à ces partis politiques qualifiés de « Grands » qui ont claironné il y a peu à la gloire de la nouvelle Constitution, mais qui cautionnent aujourd’hui une atteinte caractérisée à quatre de ses articles ?

Que peut-on espérer de meilleur d’un Conseil, mal aimé, produit d’un processus décrié, qui a passé 4 années à faire la généalogie de l’aiguille et de la roue, à gloser sur le « sexe des anges » et à explorer des zones marécageuses à coup de millions de MRE-euros (ou de MRE-dirhams) à la recherche de miraculeuses réponses aux besoins (déjà bien identifiés) des MRE ?

Osons et agissons maintenant

Nonobstant, la cause MRE est aujourd’hui orpheline et l’issue de ce processus d’exclusion et d’humiliation des MRE est peu réjouissante.

Osons donc dire, tous ensemble, haut et fort, afin que nos cris puissent traverser les mers et les océans et percer les murs des cabinets et des antichambres, afin qu’ils arrivent là haut, là où tout est possible, là où tout est clairvoyance et sagesse et sollicitude pour ce pays, que la tasse est pleine et que le chaudron bouille dangereusement.

Osons dire que pour sauvegarder l’essentiel (liens des jeunes MRE avec leur pays), il faut absolument tordre le cou à cette pensée systématique et rancunière, alimentée par une clique sans légitimité ni vision, qui fait de l’idée même de l’accès du MRE à une citoyenneté effective, sa bête noire.

Osons dire que cela suffit et qu’il est grand temps de mettre un terme à cette supercherie qui dénature les causes MRE et dont la vocation première se limite au sabordage de leurs droits politiques et électoraux.

Agissons vite et bien pour que les MRE, qui ont perdu l’espoir, puissent retrouver l’espérance. L’espérance que de cette dure épreuve, que de ce nouvel épisode (législatives de 2011), peut sortir un bien. L’espérance qu’un jour les ennemis de la démocratie, ceux qui à coup de subterfuges et de rapports fallacieux sabordent les droits civiques des MRE, soient à découvert et nus devant la Nation et devant l’histoire.

C’est inévitable ; la roue de l’histoire tourne.

Agissons donc, proposons, écrivons, dénonçons, gardons l’espoir et l’espérance à la fois, manifestons dans l’ordre et la discipline, continuons à défendre bec et ongle, partout, les intérêts vitaux et les causes légitimes de notre pays, le Maroc, mais, surtout, je vous en conjure, ne jetons pas l’éponge. Ne leur faisons pas ce plaisir …

 


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