La femme Le sein et Les “ilamistes”
Posted by Allal SAHBI on décembre 12th, 2011
” Ô Prophète, dit aux croyants qu’il détournent certains de leurs regards et demeurent chastes. Cela est plus à même de les purifier car Dieu est bien informé de leurs agissements. Et dit aux croyantes qu’elles détournent certains de leurs regards et demeurent chastes. Quel ne se parent point au-delà du ce qui est convenable et qu’elles recouvrent de leur étoffes l’échancrure de leurs poitrines…” (Saint Coran S24. V30/31.)
Peu de temps après l’annonce de la victoire des islamistes marocains aux élections ce sont les questions intéressant les droits et libertés individuels qui ont été adressées en premier lieu au nouveau chef de gouvernement Abdelilah Benkirane et aux membres dirigeants du parti islamiste. «Le PJD va-t-il imposer aux femmes le port du voile ?!», «les bars vont-ils fermer?!», «allons-nous ressembler à l’Iran ?!», un tas de questions lancées spontanément en termes de craintes et qui montrent bien que les Marocains n’oublient pas certaines réactions du PJD. Pour rafraîchir la mémoire citons: La polémique suscitée autour de la participation du chanteur britannique Elton John au Festival Mawazine il y a deux ans, la position prise par le parti au sujet de la commercialisation des boissons alcoolisées, l’appel à l’interdiction de certains films, l’opposition au plan d’intégration de la femme en 1999, l’appel au maintien de la peine de mort, le rejet par certains membres du parti du droit à l’avortement… Et pour citer un exemple plus récent, la polémique suscitée lors de l’élaboration de la nouvelle Constitution au sujet de la liberté de conscience. Ce ne sont-là que quelques exemples des antécédents du PJD qui ont contribué à attribuer à ce parti au fil des années des qualifications qui frôlent «l’intégrisme» et «l’obscurantisme».
Voici un exemple venu d’orient, et qui incite, à juste titre, à se mefier voir à craindre certains “islamistes”
Un imam suggère que les femmes qui travaillent puissent allaiter leurs collègues.
.Pour certains musulmans il est strictement interdit qu’un homme et une femme puissent se retrouver seuls dans un endroit fermé. « Satan » sera systématiquement leur troisième compagnon et une relation illicite peut naître de cette fréquentation.
Pour remédier à cette problématique, notamment dans les entreprises où une femme employée peut partager le même bureau avec un collègue masculin, l’imam Izzat Attiyah, directeur du département des études du Hadith à l’université islamique d’Al-Azhar, la plus haute autorité sunnite en Égypte, a autorisé dans une fatwa qu’« une femme puisse allaiter –oui, comme les bébés– son collègue à cinq reprises afin de nouer avec lui une relation de sein ». Le vénérable savant considère que « les liens de lait ainsi établis entre ces deux collègues les empêchera d’avoir des relations sexuelles prohibées et leur mixité dans le bureau ne posera plus de problème. De plus, une fois ce lien est établi, la femme pourra ôter son voile au bureau et montrer ses cheveux, même en présence de son collègue ». Attiyah suggère ainsi que « l’allaitement soit officiellement inscrit et qu’un certificat nominatif soit délivré pour en attester ».
L’imam Attiyah s’est appuyé dans sa fatwa sur un livre publié il y a quelques années par un enseignant de la Charia à l’université islamique d’Al-Azhar, Abdelmehdi Abdelkader Abdelhadi. L’auteur évoque la tradition héritée du temps du Prophète(ç), quand celui ci avait interdit à ses épouses de rencontrer des hommes étrangers à la famille. Après la mort du Prophète(ç), Aîcha, la mère des croyants, exigeait que « tout homme désirant la rencontrer devait téter ses cousines et ses nièces, avant d’accéder à sa tente ».
La fatwa de Izzat Attiyah soulève une vive polémique, tant dans la sphère religieuse que politique. Plusieurs députés égyptiens menacent de porter l’affaire devant le Parlement afin d’en débattre et d’en interdire l’application. Les oulémas et autres experts en islam reconnaissent quant à eux que « la pratique de “l’allaitement des grands” avait bel et bien existé », et admettent qu’« il s’agit d’un moyen de lutter contre les relations sexuelles prohibées ». Mais ils s’opposent sur l’opportunité de l’appliquer au XXI° siècle.
Face à la fronde des milieux laïcs arabes, les autorités d’al-Azhar avaient écarté cheikh Attiyah, sans toutefois annuler sa fatwa qui a fait des adeptes en Algérie et en Arabie Saoudite car il avait affirmé avoir prouvé sa conformité avec les hadiths !
L’ancien secrétaire général de la commission des études légitimes à l’université Al-Azhar, Sayyed Assaker, estime à cet égard que « le Hadith relatif à la mère des croyants et à l’allaitement de ses visiteurs par ses cousines et nièces est une réalité qu’il ne faut pas nier ». Mais, ajoute-t-il, « il s’agit d’un cas particulier qu’il ne convient pas de généraliser et d’en faire une loi.
Il faut se rendre compte de la sévérité de cette interdiction de mixité pour comprendre d’où vient cette étrange histoire d’allaitement: En mars 2009, une veuve de 75 ans avait été condamnée à 6 mois de prison et 40 coups de fouet, par les juges saoudians, pour avoir été retrouvée chez elle en compagnie de deux hommes, qui lui livraient son pain.
Mais pourtant, le débat ne se focalise pas sur cette question de mixité, «ce qui est le plus bizarre dans tout ça, c’est que la question principale qui se pose est: comment les hommes peuvent-ils boire ce lait?»
Car tous ne sont pas d’accord sur le procédé. Doit-on boire le lait directement au sein de la femme, ou dans un verre? Pour Abi Ishaq Al Huwaini, il faut procéder à une tétée en règle, directement au sein de la femme. Le Gulf News rapporte les propos du cheikh Al Obeikan, conseiller au ministère de la Justice et à la Cour Royale qui lui prône la seconde option, celle de boire le lait mais pas directement de la poitrine de la femme.
” Au nom de Dieu le Très Miséricordieux le Tout Miséricordieux.
Par le temps présent!
L’homme, certes, est en perdition.
Exception faite des croyants qui agissent vertueusement.
Et s’encouragent mutuellement à la véracité, à la patience.”
(Saint Coran S103)
“Je vous ai laisser deux legs, si vous vous y conformez, vous permettront de ne jamais vous égarer, à savoir: le Coran et la tradition de son prophète”.
(Hadîth authentique)
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